© 2019 par La Compagnie Les Têtes d'Atmosphère

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Dossier du spectacle

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DISTRIBUTION

 

Adaptation et mise en scène : Thierry DELHOMME

Interprètes : Jean-François COCHET et Thierry DELHOMME

Regard chorégraphique : Annabelle TISON

Conception et réalisation du visuel et du dossier : Loyse DELHOMME

Spectacle soutenu par : La Ville de La Flèche (72), Le Département de la Sarthe, Le Carroi à La Flèche

Accueil en résidence Théâtre de la Halle au Blé - Le Carroi - La Flèche

PAR FRAGMENTS TOUT ENTIER

 

d'après des textes de Denys Arcand, Charles Baudelaire, Claude Ber, Alexandre Dumas Fils, Marguerite Duras, Gustave Flaubert, Antonio Lobo Antunes, Molière, Pascal Rambert, Jean-Michel Ribes, Edmond Rostand, Philip Roth

...et quelques insertions de

Albert Camus, Lewis Carroll, Louis-Ferdinand Céline, Denis Diderot, Victor Hugo, Carlo Emilio Gadda, Nabokov, Marcel Proust, Jean-Jacques Rousseau, Rafael Sabatini, William Shakespeare, Stendhal

CRÉATION 2018

Au plateau, deux hommes, plusieurs personnages. Trois chaises, une table basse.

 

Chacun des textes, qu’il soit issu de la littérature, de la poésie ou du théâtre, demande une implication de l’acteur dans une émotion choisie et, au-delà du sens poétique et narratif, nous raconte quelque chose de l’humain qui le dit.

"(...)Car mon espèce se sert de ses dieux pour mettre à mort les membres de son espèce. Mon espèce peut louer le Créateur de toute espèce puis, au sortir de ses prières, crucifier, lapider, égorger en son Nom d’autres membres de mon espèce. Comment croire aux dieux de mon espèce qui sont des dieux déféqués par la cervelle détraquée de mon espèce. La fente d’infini qui traverse le nom de Dieu dans mon espèce est ramenée à la mesure de la porcherie de mon espèce. Et aucun dieu ne peut ressusciter l’âme de mon espèce assassinée par mon espèce. Ainsi est mon espèce qu’elle fait endosser à ses dieux la porcherie de mon espèce. Il y a des choses que non." 

"(...)Nous sommes ainsi, nous autres hommes et il est bien heureux que l’imagination laisse cette poésie aux sens, et que les désirs du corps fassent cette concession aux rêves de l’âme. Enfin, on m’eût dit : vous aurez cette femme ce soir, et vous serez tué demain, j’eusse accepté. On m’eût dit : donnez dix louis, et vous serez son amant, j’eusse refusé et pleuré, comme un enfant qui voit s’évanouir au réveil le château entrevu la nuit."

 

"(...)RÉMY : Tu n’as pas peur des maladies ?

PIERRE : De toutes façons, le sexe ça rend malade. T’as déjà entendu des femmes parler de leur ventre ? Les fibromes, les vaginites, les salpingites.

RÉMY : Le chlamydia. Le spirochète.

PIERRE : L’herpès ! Le chancre mou ! Le staphylocoque doré !

RÉMY : N’exagère pas, c’est dans la gorge, ça.(...)"

"(...)je garde tous nos baisers je garde les heures où l’on ne faisait rien je garde les jours où je ne te voyais pas et où tu me manquais

je garde tous ces moments toute cette vie que tu veux oublier je garde

je garde toute cette vie future que nous ne partagerons pas je la garde pour moi elle sera comme éclat blessure vivante qui tous les jours me rappellera combien nous nous sommes aimés"

"(...)Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes ! Des livres charmants, sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. Des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s’incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée. Je ne sais pas ce que c’est un livre. Personne ne le sait. Mais on sait quand il y en a un. Et quand il n’y a rien, on le sait comme on sait qu’on est, pas encore mort."